Matinée de réflexion sur «Crime Organisé dans les nouvelles techniques de l’information et de la communication : cybercriminalité»

Consolidation de la Paix et de la Sécurité

La FES a organisé le 03 septembre 2016 un débat sur le « Crime Organisé dans les nouvelles techniques de l’information et de la communication : cybercriminalité». Il s’agissait d’une matinée d’échange et de réflexion dans le cadre de la Série de débats sur le Crime Organisé. Le panel a été animé par les magistrats M. Mouhamadou Bamba NIANG et Papa Assane TOURE, l’ingénieur informatique M. Lamine NDAW et M. Amadou Bamba THIAM, formateur à l’Ecole de Police Nationale et à l’Ecole des Officiers et sous-officiers de la Gendarmerie. La modération a été assurée par M. Ibrahima Lissa FAYE, journaliste-bloggeur. L’activité a regroupé des experts luttant contre la cybercriminalité, organisations de la société civile, le réseau des bloggeurs, des journalistes, des chercheurs, des juristes et des étudiants. Dans son exposé, le magistrat Niang a fait un état des lieux de la cybercriminalité. Il a montré que presque tous les crimes énumérés par le code pénal passent désormais par la Toile. M. Papa Assane Touré quant à lui a abordé la question sous deux angles : les enjeux de la cybercriminalité et les réponses à apporter pour combattre ce phénomène. Les discussions et échanges ont été très fructueux. Cette activité a permis de pointer du doigt la gravité de la cybercriminalité dont les répercussions sont désastreuses à tous les niveaux. C’est donc un impératif aujourd’hui entre Gouvernements, Structures concernées et citoyens de mettre en place un système de lutte efficace contre ce fléau. En ce sens, il faut saluer la création d’un centre de cyber sécurité au Sénégal.

Le samedi 02 avril 2016, la Fondation Friedrich Ebert a poursuivi sa série de débat sur le Crime Organisé dans le cadre de son programme Paix et Sécurité. Le thème de la matinée portait sur « Crime Organisé et Corruption Au Sénégal ».

Une nouvelle fois, la FES a mis un point d’honneur à s’attacher les services d’experts autour de cette question. C’est ainsi que ce débat a été co-animé par Me. Papa Moussa Felix SOW Avocat et ancien Bâtonnier, membre du Forum civil, Pr Abdou Aziz KEBE Professeur agrégé en Droit Public et M. Jacques-Mariel NZOUANKEU conseiller juridique à l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC). Les discutants, M. Mouhamadou Bamba NIANG, Magistrat et Mme Rouguiyatou Salam Kane THIAM, Enseignante et Chercheureont été chargés d’apporter leur contribution en revenant sur certains points importants. La modération a été assurée par M. Mory TRAORE Professeur de Droit à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques. Dans son exposé, Me SOW a énoncé les concepts clés de la corruption avant de s’appesantir sur la traque des biens mal acquis. Le Pr KEBE quant à lui a abordé la corruption face aux finances publiques. Il a démontré à quel point elle fragilise notre économie. M. NZOUANKEU a pour sa part mis l’accent sur les méthodes mises en place par l’OFNAC pour lutter contre la corruption. Tenant compte de l’importance de la question le Ministre de l’Economie et des Finances a tenu à envoyer un représentant en la personne de M. Mor DIOUF. Les discussions et échanges ont été très fructueux. A la fin des travaux l’avis général a été que la lutte contre la corruption se doit être un combat de tous et la presse a d’ailleurs fortement été invitée à dénoncer cette pratique néfaste dans l’intérêt collectif.

Cet atelier décentralisé a été co-animé par Monsieur Rosnert Ludovic ALISSOUTIN, Consultant sur les Questions de Migration et Madame Yayi Bayam DIOUF, Présidente du Collectif des Femmes pour la Lutte contre l’Emigration Clandestine (COFLEC). Monsieur Moustapha DIOUF Président de l’Association des rapatriés d’Espagne ainsi que Monsieur Pathé NDIAYE rapatrié volontaire, forts de leurs expériences respectives, ont été les discutants. La modération a été assurée par Monsieur Mamadou Mignane DIOUF, coordonnateur du Forum Social Sénégalais.

Les participants, venus en grand nombre, étaient constitués de toutes les tranches d’âge car tout un chacun ayant été touché de près ou de loin par ce drame. Les panélistes ont su démontrer avec conviction combien la migration clandestine était néfaste à tous les niveaux. Qu’il s’agisse sur le point de vue économique mais surtout humain. Relevant tous les nombreux cas de jeunes disparus, les panélistes ont unanimement condamné cette pratique. Pour étayer leurs propos un playback de jeunes artistes de Thiaroye a été proposé à l’assemblée. Mais le moment fort de ce débat public fut lorsque la troupe théâtrale du COFLEC a fait un sketch sur l’immigration clandestine. L’émotion était à son comble car ce sketch retraçait le vécu de ces populations, leur détresse. A l’issu des discussions, les jeunes ont une nouvelle fois lancé un appel à l’Etat pour l’amélioration de leur condition de vie.

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