Publications

ACCÈS AUX SERVICES DE SANTÉ

Une demande clé de la main-d’œuvre informelle en Afrique — Résultats d‘enquêtes nationales représentatives en Afrique subsaharienne.

par Mane BIAYE

La protection de la santé est un des piliers de la protection sociale. L‘accès à la santé constitue non seulement un besoin humain mais aussi, comme le démontre ce rapport, une forte demande sociale. Les citoyens attendent des gouvernements qu‘ils améliorent l‘accès aux systèmes de soins de santé.
Pendant de nombreuses années, les discours sur le développement et les initiatives politiques nationales et internationales, telles que le Pacte avec l‘Afrique du G20, étaient axés sur l‘économie et mettaient l‘accent sur la croissance économique, les investissements directs étrangers et la création d‘emplois. Les politiques sociales étaient reléguées au second plan, la croissance économique étant un préalable nécessaire pour remplir les caisses fiscales de l‘État avant que les gouvernements puissent mettre en œuvre des programmes sociaux. Une refonte des priorités est en cours et, dans les accords multilatéraux tels que l‘Agenda 2030 de l‘ONU, les politiques sociales occupent une place de plus en plus importante. Les initiatives continentales, telles que l‘Agenda 2063 de l‘Union africaine, ainsi que les initiatives au niveau des communautés économiques régionales, avancent des idées de développement social inclusif plus centrées sur les personnes, qui incluent des normes de sécurité sociale.

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L’INTÉRÊT DU TRAVAIL INFORMEL DANS LES SYNDICATS

Résultats des enquêtes nationales représentatives réalisées en Afrique subsaharienne. Décembre 2020

par Mane BIAYE

Dans de nombreux pays d’Afrique sub­saharienne, les marchés du travail sont confrontés à une augmentation de l’em­ploi informel aux dépends de l’emploi formel. A ce jour, l’emploi informel est source de revenus pour 80 à 90 pour cent des travailleurs. Pour les syndicats, la di­minution du nombre de lieux de travail dans l’économie formelle provoque une crise organisationnelle, car leur base tra­ditionnelle de recrutement est menacée. Les syndicats débattent actuellement pour savoir si la main-d’œuvre du secteur informel doit être le nouveau terrain de recrutement et de quelles stratégies ap­pliquer. Malgré quelques cas de gains nu­mériques impressionnants dans le recru­tement de travailleurs de l’économie in­formelle, l’avenir est incertain. De nom­breux syndicats et centrales nationales sont réticents et ceux qui ont affilié des associations de travailleurs du secteur in­formels ne donnent pas (encore) à leurs adhérents la possibilité de s’exprimer plei­nement.

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VOIX DES TRAVAILLEUSES MIGRANTES DU SÉNÉGAL | Témoignages | Fambaye NDOYE

VOIX DES TRAVAILLEUSES MIGRANTES DU SÉNÉGAL | Témoignages | Fambaye NDOYE Décembre 2020

par Mane BIAYE

La présente publication a été réalisée dans le cadre du projet international "Promoting Migration Governance" PROMIG-FES (2017-2020) de la Fondation Friedrich Ebert en Tunisie. Ce projet est financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et de Développement (BMZ). PROMIG-FES (2017-2020) est conçu autour de l’idée de promouvoir le rôle des partenaires sociaux, et notamment des syndicats, dans la gouvernance concertée des migrations et de la mobilité basée sur les droits et le dialogue social. Ce projet est développé autour d’une approche multi-acteurs favorisant la coopération et la coordination entre les différentes parties-prenantes. Il s’inscrit dans une approche multidimensionnelle des migrations de travail, avec des activités pilotes qui serviront à alimenter une réflexion alternative à l’approche sécuritaire. Les points de vue exprimés dans cette publication ne sont pas obligatoirement ceux de la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) ou des organismes pour lesquels travaille l’auteur. L’usage commercial de tous les médias publiés par la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES) n’est pas permis sans l’accord écrit de la FES.

 

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COOPÉRATION ÉCONOMIQUE ENTRE L’AFRIQUE ET L’EUROPE

Tirer parti des opportunités offertes pour réorienter le partenariat-Robert Kappel, 2020

par Mane BIAYE

Dans ce document de travail, le professeur Robert Kappel analyse l’état actuel des relations économiques entre l’UE et l’Afrique ainsi que la communication conjointe intitulée « Vers une stratégie globale avec l’Afrique » en cette année charnière qu’est 2020, marquant la (re-)négociation de la nature de la coopération entre l’Union européenne et l’Afrique. L’auteur déplore le fait que la Stratégie globale avec l’Afrique, bien qu’elle semble représenter un pas en avant en annonçant une ère nouvelle de relations, ne répond pas, cependant, à tous les défis posés. L’auteur estime que les conséquences socio-économiques de la pandémie de COVID-19 pour l’Afrique sont d’une portée telle qu’une refonte de la coopération économique entre l’Afrique et l’UE s’impose. La stratégie doit ainsi faire l’objet d’une refonte fondamentale, essentiellement afin de remédier aux relations de dépendance et de pouvoir jusqu’à présent asymétriques entre ces deux grands acteurs, faute de quoi le partenariat UE-Afrique ne pourra être renouvelé.

 

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Solutions d'Urgence en ligne face à la pandémie de Covid-19 au profit des syndicats Africains

Rapport basé sur des entretiens avec cinq Secrétaires Généraux de FSI Afrique; - PAR SALIEM PATEL (IFWEA), MAI 2020

par Mane BIAYE

La Covid-19 a bouleversé le monde du travail et présente un mouvement syndical parsemé d’immenses défis. La pandémie a non seulement révélé la vulnérabilité des travailleurs sur tout le continent, mais également la capacité du mouvement syndical en Afrique à représenter et à organiser les travailleurs lorsque les interactions traditionnelles ne sont pas possibles.

 

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Democratie Financiere en Afrique Occidentale Francophone

Democratie Financière UEMOA; Friedrich-Ebert-Stiftung; - Dakar, 2015

par Mane BIAYE

La gestion financière publique des Etats de l’Afrique francophone occidentale reste caractérisée par l’absence de l’un de ses déterminants essentiels, la reddition des comptes. Après plus d’une trentaine d’années de gestion dans l’ignorance collective des présupposés de l’utilisation de l’argent public, l’UEMOA a amorcé depuis 1994 un processus global de la gestion publique avec une attention particulière au domaine des finances publiques. Le but déclaré est, fondamentalement, la recherche de l’amélioration de l’efficacité de la dépense publique ainsi que l’instauration d’une véritable transparence dans la gestion publique, en rendant notamment plus lisibles les documents budgétaires produits pour le Parlement et le citoyen. Mais l’adoption de ces directives au sein de l’UEMOA ne suffira pas à implémenter les changements attendus. C’est que les finances publiques des anciennes colonies françaises souffrent, au premier plan, non pas d’une absence de règlementation, mais d’un refus de leur mise en œuvre par les personnes investies des mandats publics, qu’elles soient élues, autoproclamées ou nommées. Et les citoyens des différents Etats ignorent presque tout du système prévu pour une gestion optimale des ressources publiques. Il devient dès lors impérieux de replacer le citoyen au cœur de la gestion publique pour faire face aux problèmes de mauvaise gestion, de corruption et d’impunité qui jalonnent l’histoire des finances publiques des anciennes colonies françaises au sud du Sahara.

 

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